Attention : à partir de ce chapitre, la mauvaise foi et les grincements de dents contenus dans certaines répliques atteignent une concentration qui excède la moyenne, et peuvent heurter la sensibilité des personnes les plus tolérantes. Les événements suivants m’ont conduite à manquer de maîtrise sur les interventions de la Rageuse, ce dont j’assumerai l’entière responsabilité. J’ai promis la vérité, elle sera restituée telle quelle.

*****

La diapositive se lance.

Fidèle au poste, Ruquier Junior énumère les nominés un par un. Cinq…Quatre…Trois…Deux…Un.

_ Hein ? »

C’est le mot.

_ Alors, c’est lequel, ton blog ? » Me demande avec empressement mon adorable camarade.

J’aurais préféré ne pas avoir à lui répondre. Malgré tout, il faut bien que je dise la vérité.

_ Euh…Il n’y est pas.

_ Quoi ? Comment ça ? » S’étonne-t-elle sans comprendre.

Ma fierté me pique. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas rêvé ; je suis prête à dégainer mon téléphone s’il le faut pour lui montrer l’invitation. Mais les faits sont là : mon blog ne figure nulle part sur la liste.

_ Je t’assure que je n’ai pas menti…J’ai vraiment reçu un mail.

_ Oh, non, non, non, je te crois sur parole » m’assure-t-elle précipitamment. « J’ai entendu qu’ils avaient eu des problèmes d’organisation.

_ Ah oui…?

_ Oui, comme quoi il y a eu trop de blogs inscrits par rapport à ce qu’ils pensaient…Mais je ne savais pas que ça allait donner un truc pareil. Je suis désolée, vraiment. Ils ont dû faire une autre sélection sans prévenir. Tu dois être déçue…»

Ma compagne de salle avait parlé avec la plus rationnelle des logiques. Ce ne pouvait être que ça : une deuxième sélection. Une sélection dont on ne m’avait pas avertie. Qui avait pris son cours avant même que mon blog ne puisse se confronter à l’œil du « jury prestigieux. » Une sélection dans les sélectionnés.

J’ai été déjà ballottée par le doute pendant un petit moment depuis que cette soirée a débuté, mais là, je ne sais plus quoi penser. Cette surprise dépasse toutes les autres : la spontanéité étonnante avec laquelle ma première rencontre m’avait présenté ce concours comme un « événement interne », la défiance d’une étudiante pourtant inscrite dans cette école vis-à-vis du devenir des photos prises, les membres du jury que je ne connaissais pas, le minuscule nombre de nominés dans les autres catégories…Et le départ précipité des gens dans la salle. Tout s’explique. Ils ont dû connaître la même trajectoire que moi, d’où leur fuite. Et du même coup, je comprends mieux pourquoi les sections précédentes comptaient si peu de finalistes. Une chose devient certaine : la manière dont les informations ont été communiquées sur ce concours a été tout, sauf claire. Y compris apparemment, pour certains étudiants eux-mêmes.

Je n’ai pas le temps de rester interdite, ceci dit.

Parce que si je suis un tantinet décontenancée, la Rageuse, elle, se montre beaucoup moins calme. Voilà plusieurs secondes qu’elle n’a rien dit, et je redoute le moment où…

« Qu…Quoi ? Que ? Hein ? Comment ? »

Et c’est reparti.

« Qu’est-ce que ça veut dire, cette histoire ? Comment ça « rien » ? Comment ça « vous n’êtes pas là ? »

_ Tu as entendu notre voisine…Ils nous ont éliminées sans nous prévenir.

_ C’est quoi cette embrouille ? Ils vont me corriger ça tout suite, non mais oh ! On n’est pas venues ici juste pour le luxe d’avaler cette grenadine antibiotique qu’ils ont le culot d’appeler de la sangria !

_ Je croyais qu’on était d’accord : on n’est pas là pour gagner…

_ Exactement ! On est venues parce qu’on est finalistes, il dit, le mail. Et ne pas chercher à gagner, c’est une chose, mais nous interdire de participer, une autre. Parce que là, tel quel, ce palmarès fait passer le message qu’on a reçu pour une contrefaçon ! Si on dit à qui que ça soit qu’on a été retenues, cette diapo, là, elle nous traite délibérément de mythomanes ! »

Difficile de contre-argumenter. Et bien sûr, elle en profite.

« Alors ? Explications, j’attends ? On est finalistes « pour la forme », c’est ça ? Finalistes de rien du tout, wow ! Ça c’est du cachet, dis-moi. Un titre honorifique comme on n’en fait plus, même à l’Elysée !

_ Ça n’a pas d’importance…

_ Laisse-moi m’énerver tranquille, et ne dis pas n’importe quoi ! J’arrive pas à croire qu’on se soit faites avoir à ce point…Cette sale petite bande d’apprentis truands, va ! Ils ont peut-être de belles carrières devant eux, mais qu’ils attendent qu’on devienne des gens célèbres…Et leur concours, je me ferais un plaisir d’en ruiner la réputation tellement fort qu’ils seront obligés de le supprimer d’internet !

_ Ccchhhhttt, calme-toi, s’il te plaît… » Essayais-je de tempérer alors que ma tête commençait à peser lourd, « c’est un peu décevant, c’est sûr. Mais là, ton monologue de Drama-Queen en devient baroque tellement tu en fais des caisses.

_ Un peu ? Un peu ?? T’avoir fait te déplacer pour des clous, et t’avoir menti dans le mail, c’est juste « un peu » décevant ? Ma pauvre fille, t’as vraiment pris l’habitude de te laisser marcher dessus par n’importe qui.

_ Tu exagères, arrête « un peu. » Et au lieu de piquer ta crise, laisse-moi être attentive : je voudrais bien savoir qui va gagner quand même. »

Le dauphin s’avère être Paris Vinyl, un blog original offrant plusieurs possibilités pour redécouvrir la musique sur ce support – trop souvent pensé en voie d’extinction. Et à la première place, s’avance le créateur de la Tentation culturelle, blog multitâches mais a priori orienté cinéma, séries, avec une pincée de comics et de jeux vidéos. Anthony de son prénom, arrive d’Orléans, d’après Ruquier Junior. Les jurés ne tarissent pas d’éloges sur son blog, et je me promets d’essayer de trouver le moyen d’aller le rencontrer dans la soirée – si j’ai de la chance. Quand il fait son discours, il est visiblement ému, et déclare qu’il ne s’attendait pas une seconde à gagner. Il me rappelle la lauréate de la catégorie précédente. Voir ce jeune homme remporter le prix avec une telle modestie me console vite de ma mauvaise surprise.

Moi, oui. Pas elle.

_ Lève-toi, nom d’un chien. Mais bouge ! Tu ne vas pas rester plantée là, sans rien dire, alors que tu t’es faite rouler dans la farine !

_ Je te répète que ça n’aurait aucun sens. Regarde, le gagnant est sacrément touché : il a même l’air confus d’avoir gagné. Je suis sûre qu’il mérite largement son prix. D’ailleurs, il faudra que j’aille visiter son blog.

_ Mais c’est pas la question ! Je te parle de toi, pas de lui, pauvre cruche : pense à ta gueule, « un peu » !

_ Baisse d’un ton, tu veux ? On ne va pas passer une heure à remâcher cette histoire. »

Heureusement, Ruquier Junior vient à mon secours en faisant écrouler la salle de rire lorsqu’il annonce la catégorie suivante : « Mode/Lifestyle »…Qu’il prononce « liife-stile », avec les mêmes sons « i » que dans « stylo-bille ». Il m’offre une possibilité de botter en touche :

« « Lifestyle »…Mais c’est vrai ! Ma camarade concourt là-dedans.

_ Arrête de t’occuper des autres cinq secondes…Et n’essaie même pas de te défi…Mmmppff ! »

Exhumant de ma mémoire son souvenir le plus « Câlinours » possible, j’entreprends rapidement de bâillonner cette envahissante râleuse avec. Ça ne tiendra que provisoirement, mais ça sera toujours un délai de gagné.

A côté de moi, ma jeune compagne garde les yeux rivés sur l’écran à l’annonce des nominés.

Rebelote : cinq noms retenus.

Je me tourne vers elle…Et je m’évite de poser la question à la vue de son visage. Le doute n’est pas permis : elle a connu le même revers que moi.

Toutefois, sa déception est beaucoup plus grande que la mienne : elle a l’air ostensiblement chagrinée. Ça n’a rien de surprenant : si plus tôt dans la soirée elle m’a assuré ne pas penser gagner, j’avais compris à demi-mot qu’elle croyait peut-être au moins à une place de « dauphine. » Dans ces conditions, ne même pas avoir atteint la liste des nominés, c’est une baffe.

Il est temps d’intervenir. Pour dire quoi ? Que je la « comprends » ? Ça serait mentir : ce concours avait beaucoup moins de poids pour moi. Cependant, je ne peux pas rester muette et plantée à côté d’elle, il faut trouver quelque chose. En désespoir de cause, j’opte pour une phrase convenue :

_ Je suis désolée » dis-je enfin, agacée de ne rien trouver de moins banal.

_ Oh, ce n’est pas grave » murmure-t-elle. « De toute façons, je n’avais aucune chance. »

Vertumarie. Je ne suis pas un cœur de mousse, mais sa petite tête triste me fend la joie en deux. Et ravive ma fibre de justicière.

C’est décidé : il va falloir que j’aille à la pêche aux explications. La Rageuse, pour excessive qu’elle soit, a raison sur un point : faire une sélection supplémentaire, pourquoi pas, mais de là à mentir ? Même par omission, c’est inélégant. Et on peut tourner ça dans le sens qu’on veut, il est bien question de ça ici : nulle part dans mon mail ne figurait la mention d’une présélection avant la cérémonie. J’espère qu’ils ont des justifications plus claires que des « problèmes d’organisation. » Qui plus est, si mes souvenirs de leur mur Facebook sont exacts, ils avaient avoué avoir retenu un « plus grand nombre de blogs » que d’habitude*…Et résultat, ils en retiennent moins ? Je ne comprends rien. Et ma voisine non plus.

A partir de cet instant, mon attention sur la soirée fluctue de plus en plus. Comment arriver à se concentrer sur quoi que ce soit avec toutes ces questions sans réponse, ainsi qu’une prisonnière belliqueuse qui me flanque des coups de pied dans les lobes temporaux pour continuer à couiner dans le vent ? Je me masse le front. Ma camarade me demande si je vais bien. Après l’avoir rassurée, j’essaie de me focaliser à nouveau sur l’écran déplié pour la projection, où apparaît la catégorie suivante : « Beauté/Bien-être. »

Pour la beauté, je m’en contre-tamponne l’oreille, mais alors des conseils bien-être, là, j’en aurais bien besoin. Surtout s’ils impliquent un remède instantané contre les indésirables mentaux.

Tiens ?

Sept nominés, cette fois. En même temps, vu le nombre de blogs beauté qui existent, ça n’a rien d’étonnant…

Mais qu’est-ce que je raconte ?

La Rageuse a raison : je deviens stupide. La catégorie « Culture » à elle toute seule regroupait la littérature, le cinéma, les séries, les comics, les mangas, la BD, le dessin, la musique et tout ça aussi bien en critiques qu’en créations. Impossible qu’un ensemble aussi vaste ne puisse pas concurrencer les myriades de blogs beauté, je refuse de le croire. Un détail de plus que je ne parviendrai pas à comprendre. Le mystère s’épaissit comme de la soupe au potiron.

Gagnante et dauphine de la catégorie sont annoncées. Je les applaudis. Après tout, elles ont aussi mérité leur victoire.

Quoique…Ma camarade n’en a pas l’air convaincue. Sa figure se teinte d’une moue aussi dubitative qu’assombrie lorsqu’elle voit les deux lauréates retourner à leurs places. Intriguée, je me penche vers elle pour lui demander si tout va bien.

_ Oui, oui, ce n’est pas ça…

_ Est-ce que ce sont des collègues de fac ? Tu les connais ?

_ C’est juste que…Elle**, là, tu vois ?

_ Oui ?

_ Elle a déjà gagné…L’année dernière. »

…Non.

Alors là, ça suffit.

Je viens précisément de méditer là-dessus : de toutes les catégories de blogs qui fleurissent le plus fréquemment sur internet, « beauté » doit crever le plafond des tableaux Excel. Il y en a des dizaines qui éclosent chaque jour. Partout. Dans toutes les villes. Et malgré ça, ils ont été capables de retenir la même deux années de suite ?

Si ça n’est pas une volonté que leur concours se casse la figure dès sa première tentative d’ouverture, en tous cas, c’est rudement bien imité.

Tout cet embrouillamini commence à me fatiguer. Rien n’est clair, et j’ai de plus en plus de mal à contenir la Rageuse, qui menace pour une fois d’avoir une vraie raison de rager. Le résultat ne se fait pas attendre : un liseré de migraine commence à se dessiner le long de mon crâne en me dissociant les hémisphères.

Ma voisine ne s’en rend pas compte, mais son intervention m’est d’une aide précieuse :

« Dis…

_ Oui ?

_ Je trouve qu’il y a quelque chose de malsain dans tout ça.

_ De malsain ?

_ Je ne sais pas comment dire…Ce n’est peut-être pas le bon mot.

_ Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

_ C’est l’ambiance…L’atmosphère…Et puis ces histoires de nominés, c’est bizarre. Que ça nous soit arrivé à toutes les deux, ça ne te fait rien ? Il y a sûrement d’autres gens dans ce cas.

_ Malsain…Je n’en suis pas sûre, mais brouillon, ça c’est certain. Tes collègues vont avoir des explications à donner.

_ J’ai honte…

_ Pourquoi ? Tu n’y es pour rien, toi. Tu l’as dit toi-même : tu t’es faite avoir comme moi. » La consolais-je en souriant.

_ C’est vrai » sourit-elle à son tour, « merci. »

Toute sa gentillesse ne parvient pas à calmer mon mal de tête. Les fenêtres sont ouvertes, pourtant, je commence à mourir de chaud.

Il faut que j’agisse : je prends la décision de profiter des files de personnes qui sortent pour me joindre à elles. Partir sans attendre la fin d’un événement n’est pas dans mes habitudes. Sauf que là, je vais finir par me frapper la tête contre le rebord de la table si je ne trouve pas vite un moyen de la calmer. Une solution, je n’en vois pas cent :

_ Je vais sortir m’aérer » annonçais-je à ma partenaire. « Tu veux venir ?

_ Non, c’est gentil. Je te retrouverai après, si je te vois…Mais je vais rester un peu.

_ Je comprends. Tu me raconteras la suite ?

_ Promis !

_ Je descends, retrouve-moi si tu veux. Sinon, ça a été un plaisir de te connaître.

_ Merci. Toi aussi ! »

Et en y mettant toute la discrétion envisageable, je me faufile vite entre les sièges pour glisser hors de la salle. Tout en présentant mes excuses à celles et ceux que je fais lever, je file dans le couloir afin de dévaler les escaliers. Une fois en bas, la Rageuse tambourine de plus belle contre les parois de mon crâne :

_ Laisse-moi sortir ! Non mais laisse-moi y aller ! Laisse-moi leur expliquer ce que je pense de leur trafic, à ce gang de market-bébés…Je vais te le faire buzzer, moi, leur concours, tu vas voir. J’ai passé l’âge des intrigues de cour de récré depuis un sacré bon moment, et je te garantis que je vais leur faire savoir ! S’ils ne sont pas fichus d’organiser une sélection digne de ce nom sans mentir, je te leur briserai les doigts histoire qu’ils ne puissent plus se servir d’un clavier ! Et leur concours, leur concours, donne-moi deux heures seule sur PC, juste deux. Après mon passage, je te garantis que même en cherchant au fond des tripes les plus intimes de n’importe quel moteur de recherche, personne ne pourra en retrouver la moindre petite miette de code ! »

La disproportion de ces invectives me fait craquer. Ces chamailleries me fatiguent, il est temps que ça s’arrête. Tout de suite.

_ Ferme-la, maintenant, ça suffit ! Si je dois me mettre à te parler en public, je vais passer pour une folle. Et la fierté, c’est ton boulot. Si tu as envie qu’on nous regarde comme des Aliens, très bien, là je te laisse faire ce que tu veux.

_ Ok, vas-y, je prends : pousse-toi, j’y vais.

_ Bien sûr, c’est ça. Arrête ton cirque : tu exagères à tous les niveaux. C’est sûr qu’il y a beaucoup de choses qui doivent être éclaircies, et crois-moi, on ne repartira pas d’ici sans réponses, je te le promets. Mais je ne vais pas y arriver si tu me brises la tête en huit : tu te mets dans un état lamentable juste pour un concours de blogs. Tu ne crois pas que c’est « un peu » ridicule ? Tu as besoin que je sorte des souvenirs plus graves pour te calmer ? Faut vraiment que tu m’obliges à utiliser ce type de rhétorique culpabilisante à la noix ? »

Le compromis fait mouche. Peu habituée à une réaction ferme de ma part, elle retourne ronchonner un peu plus loin.

En poursuivant mon parcours, je suis rejointe par une blogueuse catégorie « Voyages », qui arrive derrière moi. Elle aussi, a été malchanceuse comme moi et mon ex-voisine. J’échange quelques phrases avec elle, et repars avec sa carte de visite. Ça me fera toujours un nouveau blog à découvrir.

Arrivée dehors, l’air frais du soir n’est pas de trop pour me permettre de respirer. Même s’il y a déjà pas mal de monde, il y a de l’espace, et on peut circuler sans souci : une grande quantité de participants sont encore en haut. Croisant un plateau généreusement tendu par une jeune fille joyeuse, je lui prends un gobelet de sangria et la remercie en souriant de même. Je promène mes yeux sur l’assemblée qui m’entoure…Tous ont l’air content d’être là, ils profitent de la soirée. J’échange quelques banalités avec une autre étudiante de l’école, qui s’avoue bien incapable de m’expliquer le fonctionnement du concours. Elle me suggère de repérer l’un des responsables de l’organisation. Je retiens son conseil, et explore l’attroupement du regard.

Peu de mines renfrognées, beaucoup de jeunes gens qui doivent probablement être d’autres étudiants. Pour le moment, je ne repère aucune personne qui m’ait l’air d’être extérieure à l’école.

Une seconde…

Sauf…Là-bas, peut-être ?

*****

* Je serais un mauvais reporter si je ne citais pas mes sources. Pour ce qui est de la sélection élargie annoncée par la Nuit des Blogs, voici une capture de leur mur :

Capture Post Facebook 01

** Evidemment, je ne citerai pas le nom de la blogueuse en question, ni de son blog. Le but de cette nouvelle n’est certainement pas de lui nuire. A cet effet, je ne précise pas s’il s’agit de la gagnante ou de la dauphine. Si des reproches sont à faire, j’estime que ce n’est pas elle qu’ils devraient viser, mais le système d’organisation du concours.

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