…Oui, la rime n’était pas là aujourd’hui.

Ça fait un petit moment que ce blog existe, maintenant. Certes, on ne peut pas dire qu’il soit très visible, ni connu, ou autre qualificatif de cet acabit.

De fait ça n’était pas, et ça n’est toujours pas son but. Je doute fortement que ça le devienne un jour.

Son but de départ, à vrai dire, n’était pas franchement défini. Après tout, poster des critiques, des histoires, des réflexions…Pourquoi faire ? Surtout si personne ne les lit. On n’en est plus au commencement du blogging, où être lu était simple, vu le petit nombre d’adeptes. Et qui plus est, on ne va pas se mentir : des blogs d’écriture, critiques ou artistiques, il y en a plein la toile. Qu’est-ce que celui-là apportait donc d’assez intéressant pour être posté sur le net ?

Rien.

Ce petit espace botté, c’est parti d’une envie. Juste l’envie, en rentrant d’un énième entretien, d’écrire quelque chose d’autre qu’une lettre de motivation.

Quand je me retrouve devant un type ou une dame des RH, j’ai énormément de mal à répondre à une question toute bête : « et quelles sont vos compétences ? »

Sur mon CV, officiellement il y en a, il y en a même plusieurs.

Officieusement, je ne suis moi-même pas capable de les défendre.

Bien sûr que si on me mettait devant une situation où je devrais m’en servir, je saurais faire. Bien sûr que je peux justifier le choix de mes études. Bien sûr que ça ne me dérange pas de poursuivre l’entretien dans une autre langue, si vous voulez madame/monsieur.

Néanmoins, je « peux » seulement. Je « sais » à peu près. Mais « compétence », vraiment…Est-ce que ça n’est pas un peu excessif ? Je peux les utiliser, oui, oui. J’en ai les capacités, je l’ai appris. De là à dire qu’elles me passionnent, ou que j’excelle dedans, il y a un espace.

Il n’y en a qu’une seule que je me reconnais. Une seule que je peux affirmer sans hésiter.

Vous la connaissez, elle occupe la page d’accueil de ce blog.

« Raconter des histoires. »

Ça, je sais faire. Je « ne pense pas que je sais », je ne « crois pas que je sais », je sais faire. Je peux soutenir ça avec aplomb devant n’importe quel recruteur. Je peux le faire. Je sais que même sans mains et sans voix, je trouverais encore un moyen de le faire parce que j’aime le faire. J’ai envie de le faire. Et je le ferais sous n’importe quelles conditions, à n’importe quelle heure et n’importe où.

La définition que j’attache au « raconter », ce n’est pas un passe-temps. Ni un « rêve de petite fille. » Ni un but dans la vie. Ni une fantaisie. Ni un besoin ou pire, une dépendance. C’est un mode de fonctionnement. C’est un système d’exploitation cérébral comme il y en a des milliers. Il n’est pas unique, d’autres personnes l’ont. Mais c’est celui-là qui fait tourner la console à commandes de mon cerveau, dirigée par ma Joie, ma Tristesse, ma Colère, ma Peur et mon Dégoût – merci Pixar.

Alors oui, je veux bien apposer dessus le mot pompeux de « compétence. » Parce qu’un système d’exploitation humain, ça se définit quasiment dès l’usage de la parole. J’ai eu plus de vingt ans pour m’habituer à celui-là. Je ne le « maîtrise » pas : il marche par automatisme.

Justement ça, n’apparaît nulle part, sur mon CV.

Mais ça apparaît sur ce blog. Là. Ici. Ça existe quelque part.

Et ça existe à travers vous, aussi. Oui, vous, tous, ceux là, que je vois dans les notifications de la clochette là-haut, qui sonne me prévenir quand vous me rendez visite. Je vous vois venir, mettre des étoiles sur mes articles, ou carrément vous abonner à mon blog.

Oui, vous êtes quelques-uns. Des noms que je reconnais, maintenant. Certains deviennent réguliers, d’autres se sont abonnés dès le premier article qu’ils ont lu. Vous êtes présents. Et vous revenez même me lire. Vous êtes tous différents : beauté, mode, écriture, lifestyle, billets d’humeur, DIY, lecture, dessin, réflexion, édition, poésie, couture, crochet, santé, témoignage…Vous avez tous eu vos passions, vos expériences ou vos motifs qui vous ont poussés un jour à prendre la souris pour clicher sur « publier. »

Vous êtes peut-être un petit nombre, mais vous êtes incroyablement divers. Et ça, ça me fend le visage d’un lobe d’oreille à l’autre par éclat dentaire.

Par conséquent, ce n’est que justice que je vous en remercie.

Vous tous, abonnés, « likers », inscrits Facebook, visiteurs, vous faites partie de la bibliothèque des Bottes et du Plume. Occasionnels, furtifs, réguliers, sous-marins qui n’osez peut-être pas commenter. Je tenais à vous faire un cadeau.

Le voici :

hommage-abonnes

 De haut en bas, et de gauche à droite : Luana Fontana, William Eaton (Montaigbakhtinian), Juliette Barkston, Une Touche de légèreté, Julie Muse, Milledeviendrafine, ImSoChicLike, Alban Mode, Gilles Ivoire, BeautyWorld1609, Sana’s secrets, Fréda (Ellesensitive), Speed Isa , Kenzae, PapotageavecJess, YoungAdultComplex, Alex, BFandCo, ItGirlOnly, AmandeetCoton, Sacha B., Alice Vachet, et enfin L’atelier des bleus

Ne manquez pas de vous visiter entre vous, à l’occasion, peut-être…Je passe aussi vous voir à mon tour de temps à autre, et j’espère que cette délicate correspondance continuera encore.

Merci à vous.

Akem Syl’.#

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