Si je n’ai pas gardé de souvenir trop poussiéreux de Cyrano de Bergerac (1897), Lygdamire était un nom de courtisane précieuse au XIXème siècle. Dans ma tête, c’est devenu une chatte sournoise et influente à la Cour des Findirais – un peuple d’animaux parlants, rien de très exotique -, au cœur de leur ville principale : la Citadelle.

J’ai tenté de la dessiner, mais les couleurs m’ont vite semblé fades, au crayon. A l’époque, j’avais utilisé Picture It!, sur l’ordinateur familial…Que je ne possède hélas pas sur celui-ci. Même si je suis rarement contente de mes performances créatives, là, je dois admettre que pour une fois, j’avais réussi à faire exactement  ce que je voulais – ou pas très loin. Ca ne me rajeunit pas, mais la voilà.

D’accord. J’étais, je suis, et je serais sûrement toujours fâchée avec les ombres et les contrastes. N’empêche, j’étais pas peu fière, quand je l’ai terminée. En particulier de sa fourrure spiralée du poitrail, je le confesse. C’est sans doute un des plus présentables parmi les bidouillages graphiques que j’ai fait de mes années de lycée. Alors oui, elle a une tête de méchante dans Billy the Cat  (1990-2007) ou dans Oliver et compagnie (1989). Mais ça ne m’empêchera pas de ressentir la même satisfaction puérile et guillerette à chaque fois que je repense à quel point les petits brillants de son collier m’avaient enorgueillie.

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